Étude de cas & Méthode : l'entonnoir thérapeutique
Natarajasana : l’envol de Shiva 💃✨
Chère yogini, cher yogi,
Je commence par une bonne nouvelle : nous partons finalement en Inde ! Grâce aux efforts de Pascaline, de l’agence Le Monde en Rendez-vous, qui nous a trouvé une alternative aérienne avec British Airways via Londres Delhi à l’aller et Bombay au retour. Cela bouge un peu les lignes de notre voyage car nous partons le 10 avril au lieu du 11 et rentrons le 27 au soir au lieu du matin.
J’ai été touchée de constater la très forte motivation du groupe, en écho à ma détermination féroce pour que notre voyage se fasse. En effet, il ne s’agit pas simplement d’un voyage d’agrément, de visites, mais bien d’un séjour thérapeutique en ce sens qu’il touche toutes les couches de notre être, du corps à l’âme.
Je sais que pour certaines personnes ce voyage répond à un appel, un besoin intime et profond de se déposer dans le ventre du Kerala, du centre ayurvédique, dans les mains des thérapeutes et de s’en remettre aux bons soins du médecin ayurvédique. Ceux qui reviennent le savent. Ceux qui vont découvrir le perçoivent. Les effets profonds perdurent bien au-delà de la cure. ✨
Pour 2027 : J’envisage de changer de lieu pour rester sur site 14 nuits (la durée minimale pour le Panchakarma) tout en ayant la possibilité de faire de courtes excursions à la demi-journée. Ceci est impossible au centre Madukkakuzhy qui est isolé. J’ai déjà fixé les dates pour 2027 (sous réserve d’imprévu naturellement) : du 27 mars au 11 avril. Si vous êtes intéressé-e (comprenez si votre ventre maintenant émet un signal 😅), notez les dates et faites-moi signe.📬
De la Terre à l’Air : l’art de la transition ☁️
Comme chaque semaine, j’ai eu bien du mal à quitter l’univers de la semaine précédente autour de Gomukhasana, la posture de la tête de vache.
Je vous fais une confidence : je n’aime pas les ruptures. Comment passer d’une posture assise, ancrante, tactile, très éléments Terre et Eau à une posture dédiée aux extensions arrière, par définition éléments Air ?
Dans ma vie, cela se traduit aussi par le fait que je me sens bien où je suis et cela me coûte de bouger pour me déplacer. Je ne sais pas s’il y a un nom pour cette particularité qui me met souvent un peu en retard. Partir me déchire toujours un peu. Même quand je suis en voiture, j’aime y rester et y faire une pause. Je suis la reine de la pause ! 😅
En vérité ma semaine Gomukhasana s’est prolongée jusqu’au dimanche avec le stage de Mouans-Sartoux mais aussi, par exception, jusqu’au lundi grâce à un cours thérapeutique individuel.
La synchronicité a voulu que les besoins de la personne que j’appelle “M“ ici correspondaient parfaitement au cadre que j’avais mis en place. Cette expérience m’a beaucoup inspirée. Elle m’a aussi permis de synthétiser mon approche globale basée sur les éléments et sur les outils élargis du yoga. ⚖️
Étude de cas thérapeutique basée sur les éléments ⚖️
En toute transparence, je vous explique ici ma démarche, un peu comme le cuisinier qui, au lieu de garder jalousement ses bonnes recettes, vient les partager.
Ma démarche : l’entonnoir thérapeutique
Pour construire cette séance avec M, j’ai suivi un protocole en 5 phases, une descente progressive vers le soin sur mesure :
L’État des lieux : C’est la base large. Je regarde son Dosha (M est Pitta ++, c’est-à-dire que ses deux autres Doshas sont peu représentés), son historique de santé (traitements lourds sur plusieurs années, déséquilibre hormonal et endocrinien — hypothyroïdie —, arrêt des traitements conventionnels et mise en place de thérapies alternatives adaptées). Enfin, sa condition du jour : M était fatiguée par un manque de sommeil. Voici mes trois piliers de départ (mon fameux Utthita Trikonasana qui me suit partout).
Les points de vigilance🤔 : C’est mon étape réflexive pour ne pas me lancer tête baissée. Par exemple, en Ayurvéda, l’hypothyroïdie est souvent vue comme un excès de Kapha (lenteur, lourdeur) ou un épuisement d’Agni (le feu métabolique). La thyroïde, située au niveau de la gorge, est le siège de l’élément Éther (Vishuddha Chakra). Cela implique de stimuler la zone en douceur, sans excès de chaleur.
La combinaison d’éléments (Pancha Mahabhuta) : Ils déterminent les axes de pratique, les Tattvas, qui représentent les principes de réalité des éléments choisis. Pour M, j’ai opté pour trois Tattvas :
⛰️ La Terre pour l’ancrage, la stabilité et la confiance en son corps.
💧 L’Eau pour la fluidité hormonale et la circulation lymphatique.
🌌 L’Éther pour le lâcher-prise et l’espace de paix.
Les axes de pratique: ils découlent directement de ce qui précède.
Le choix des outils yogiques : La pointe de l’entonnoir. C’est l’alchimie finale entre Sankalpa (suggéré mais en choix libre), Mudra, Pranayama, Asanas ciblés, inversée(s) et Savasana, le tout porté par la vibration d’un Sutra.
La petite touche philosophique ✨
Pour M, j’ai choisi le Sutra II-47 : “Prayatna shaithilya ananta samapattibhyam” que l’on peut traduire par : « La posture est réalisée par le relâchement de l’effort et par la fusion de la conscience avec l’infini. » Quand on arrête de forcer (Shaithilya), on s’ouvre à l’infini (Ananta). J’ai évoqué ce sutra lors du Savasana sur le ventre avec supports (Prone Savasana).
La liste des outils n’est pas exhaustive (on peut y ajouter Bandha, visualisation, Mantra...). Pour le mantra, j’ai discrètement évoqué Ananta (l’infini), mon mot sanskrit préféré avec Ananda (la félicité). Une seule lettre sépare ces deux mots qui, en réalité, fusionnent : la félicité s’exprime lorsqu’on rejoint l’élément espace.
Le feedback de M : “La séance m’a fait le plus grand bien. J’ai senti l’énergie circuler de manière plus fluide après le cours. Je peux témoigner d’un avant et d’un après.”
Cette séance est finalement l’orchestration de mes connaissances et expériences à ce jour. J’ai le sentiment profond d’être sur une voie juste quand l’Ayurvéda et le Yoga se retrouvent.
Croire en ses rêves ✨
Dans les milieux professionnels, en langage “business”, on parle de projets. Cela vaut aussi dans l’enceinte familiale qui n’est rien d’autre qu’une petite entreprise. Pour ma part, je préfère remplacer le terme “projets” par “rêves”.
Les rêves ne comportent pas de logique spécifique. Ils n’ont pas à être réalistes. Ils correspondent à une aspiration ; ils s’inscrivent dans un dessein de vie qu’on ne comprend pas forcément sur le moment. Ils ne s’expliquent que plus tard.
En revanche, je crois profondément dans la puissance d’expression de ces rêves. En les communiquant, on les place dans le cosmos et on laisse l’organisation cosmique œuvrer. Bien sûr, les rêves doivent être “pour le bien” : le nôtre, celui de ceux qui nous entourent ou nous croisent, et celui de la planète. 🌍
Alors, quel serait mon rêve ? 🌌
C’est un double rêve.
Procédons par hypothèses. Imaginez : je suis dans un centre ayurvédique en Inde avec un groupe d’élèves aficionados. Certains sont intéressés par une séance de yoga ayurvédique thérapeutique personnalisée. Les médecins ayurvédiques sur place acceptent de travailler avec moi pour définir la meilleure approche. Ce serait enfin l’alchimie totale entre Yoga et Ayurvéda. Je sais que j’y apprendrais énormément.
On dit que lorsque l’enseignant est prêt, les élèves viennent à lui. Mon second rêve, c’est que des personnes comme M viennent à moi. Que ce soit fluide, naturel. 🤔
Comme vous le savez, je ne donne pas de cours privés, sauf exception. J’aimerais donc que ce flux se fasse en “goutte à goutte”, sur un mode homéopathique. Un rythme qui me permette de progresser tout en aidant d’une manière différente, plus intime, plus ciselée. 💧
Natarajasana : l’envol de Shiva 💃✨
Mes rêves sont-ils portés par la danse de Shiva ? Je le crois profondément. Mais au-delà des miens, les vôtres le sont-ils aussi ? 🌈
Shiva, sous sa forme de Nataraja, incarne le souffle de la métamorphose qui nous concerne tous. Lorsque l’on a des projets ou des rêves en accord avec notre être profond, nous nous sentons profondément heureux-ses.
Souvenez-vous d’Achalan (je vous renvoie à une précédente newsletter) qui m’a guidée dans une séance de Phoenix Rising Yoga Therapy. Lors d’échanges ultérieurs, il m’a dit : « Je suis heureux ». Une affirmation claire, simple et rare. Avez-vous récemment entendu quelqu’un vous dire « je suis heureux-se » ?
Le temps qu’il consacre à aider les autres au travers d’une approche pour laquelle il est devenu expert le rend heureux. Tout simplement. De manière globale et totale. En relançant cette activité, notamment via Zoom, je le sentais avoir des ailes : le souffle de Shiva est avec lui ! 💨
Je ressens encore les effets de ma séance avec Achalan sur un certain point ciblé lors de la session. Si une telle expérience vous appelle, voici ses coordonnées :
N’hésitez pas à lui envoyer un message via WhatsApp ou par mail : achie54@gmail.com.
La divinité Shiva nous soutient car elle enseigne que la stabilité n’est pas l’immobilité, mais une transformation vers un nouvel équilibre.
Dans la posture de Natarajasana, tout est question de répartition : on s’appuie sur le réel pour s’élancer vers l’infini (Ananta). Pratiquer Natarajasana, c’est oser l’envol : lever le pied pour s’ouvrir au renouveau dans la joie. ☀️
On danse ensemble ? 😄
En attendant, revenons sur terre... 😅
Il y a bien une transition avec la posture reine de la semaine dernière : Gomukhasana, la posture de la tête de vache.
Comment une posture “Terre” si compacte, si tactile, si « tordue » 😂 peut-elle s’apparenter à la légèreté aérienne structurée de Natarajasana ? Le point commun, ce sont les bras !
Le bras supérieur de Gomukhasana amorce celui de Natarajasana. Vos épaules sont désormais bien préparées, même si la semaine dernière j’avais axé mon approche sur le bassin.
La forme en mouvement : Rupa 🌿
Natarajasana est une posture d’équilibre debout et aussi une extension arrière. Aujourd’hui, je ne vais pas trop jouer sur la notion d’équilibre, mais plutôt me concentrer sur la forme (Rupa). Car Nataraja, c’est la “forme” que prend Shiva pour danser la création et la destruction.
De mon point de vue, c’est aussi une célébration du renouveau. Ne sentez-vous pas le printemps qui pointe son nez ? 🌷
Selon la pédagogie habituelle du yoga Iyengar®, nous détaillerons la posture en explorant ses “postures sœurs” :
Dhanurasana (la posture de l’arc) : Pour l’action du défi mains-pieds. Nous chercherons à ouvrir l’angle entre le tibia et la cuisse pour libérer le devant du corps. Cette posture permet aussi de bien comprendre l’action d’absorption indispensable du coccyx et des os des fessiers.
Virabhadrasana I (le guerrier I) : Cette posture debout prépare idéalement aux extensions arrière. Nous l’aborderons les mains au mur pour verticaliser le buste et redresser le sternum. C’est aussi ce que nous ferons avec Natarajasana face au mur. Le mur aidera notamment les Pitta à ne pas s’énerver sur la recherche d’équilibre 😅 mais à se concentrer sur les fondamentaux : alignement du bassin et arc de la jambe arrière.
Anjaneyasana (la fente basse) : Pour l’étirement profond des quadriceps et du psoas. Cette posture porte le nom du “fils d’Anjana”. Avant qu’Hanuman (le grand dieu-singe, symbole de dévotion et de force) ne fasse son saut légendaire vers le soleil, il a dû s’ancrer et s’étirer ici. C’est la posture de l’élan.
Le saviez-vous ? Sur le plan symbolique, Anjana a vécu une métamorphose de sa Rupa, passant de la nymphe à la mère d’un dieu. Aviez-vous réalisé qu’Anjana était une femme ? ✨
La pratique : au-delà de l’impossible 💃
Nous pratiquerons des variantes avec le mur, la ceinture et la chaise. Vous expérimenterez même la « danse du ventre » 😂 avec l’amorce de Natarajasana sur le ventre.
Vous connaissez mon mantra : « l’essentiel est le chemin ». C’est le grand principe de ce cours d’étude posturale qui vient défier les réflexes de peur, le manque de confiance en soi et les croyances limitantes. Toucher les limites de ce que l’on classe dans la catégorie « impossible » met en joie !💃
L’élan de la nature : stage d’été 🌳
J’ai décidé de ne pas me freiner par des craintes liées aux aléas en quittant le cocon du studio de yoga. C’est un élan qui me pousse dans le dos pour partager avec vous ce contact direct avec les éléments.
4 matinées de pratique immersive, différente, décontractée, libérée.
Thème : La liberté 🕊️
Quand : 11, 12, 13 et 14 juillet
Horaires : De 8h30 à 11h30
Où : Rendez-vous sur le parking du Bois communal du Rouret à 8h15
Participation : 50 € d’arrhes à la réservation, puis 90 € le premier jour du stage.
Une immersion, même à distance 💻🍃
Vous l’avez certainement perçu, le stage d’été consacré aux 5 Éléments au studio à Roquefort-les-Pins (du samedi 18 au mercredi 22 juillet) s’annonce plein de promesses et de découvertes.
Il est désormais complet en présentiel, mais la magie de la technologie nous permet de rester connectés : vous pouvez le suivre intégralement en ligne.
Horaires : Sessions d’après-midi de 17h30 à 20h30.
L’ambiance : Promis, les fenêtres du studio seront grandes ouvertes et vous entendrez le chant des oiseaux à travers vos écrans ! 🐦✨
C’est l’occasion idéale de pratiquer confortablement chez vous tout en bénéficiant de l’énergie du groupe et de mon accompagnement.
Et si vous n’êtes pas disponible ? Pas d'inquiétude : les replays vous seront envoyés après chaque séance, afin que vous puissiez pratiquer à votre propre rythme, là où vous serez. 🏖️
⏰On se retrouve ce soir à 18H30 😊 ⬇️
Venez explorer Natarajasana, une posture “totale” : elle demande la stabilité de la Terre, l’ouverture de l’Eau dans le bassin et l’expansion de l’Éther dans la poitrine.
Vous pouvez aussi passer par le site internet :
Il est également possible de télécharger l’application Bsport :
N’oubliez pas de vous inscrire au stage du dimanche le 14 juin à Mouans Sartoux de 9H30 à 12H30
Le planning des cours est à jour jusqu’à fin juin! Il sera suceptible de quelques aménagements notamment au mois de mai. Planifiez vos cours sans limite 😊
Merci pour votre lecture attentive. N’hésitez pas à me faire part de vos impressions, ressentis, quels qu’ils soient ! ✨
Et si mes écrits vous inspirent, merci de partager ! 🙏💌
Amicalement







