Ôter la peur, oser l'inconnu 🌬️
Explorez Supta Virasana avec le soutien du « Ah » 🔺 de Prashant Iyengar
✨ Ôter la peur, oser l'inconnu
Chère yogini, cher yogi, 💌
Je suis très tentée de vous résumer l’approche de la semaine dernière, consacrée aux extensions arrière, et plus précisément à Ustrasana, le chameau. 🐪
Gabrielle (ma petite fille) a aussi trouvé toute seule le chemin vers une extension arrière avec les cordes. Quand elle m’a demandé ce que l’on pouvait faire avec, je lui ai répondu : « Cherche, amuse-toi avec l’idée de te suspendre ! »
Et voici une utilisation des briques originale !
Les extensions arrière suscitent souvent des inquiétudes, des craintes et, disons-le, des peurs. Dans la vie, ce qui est derrière nous est assimilé au passé, un monde connu. En yoga, ce qui est derrière nous, y compris notre dos, s’apparente à l’inconnu. Il faut « lâcher prise » et accepter un passage dans le vide, même si en Ustrasana il est extrêmement court (quand on descend pour poser les mains sur les pieds). 🕊️
Alors, c’est la Mudra qui a donné le la : Abhaya Hridaya Mudra. Abhaya signifie « sans peur » et Hridaya « cœur ». Il s’agit donc du geste d’ouverture du cœur sans peur : une Mudra puissante et douce à la fois. Elle distille une sensation de grande force intérieure, inébranlable. ⚓❤️
L’idée était d’atteindre la posture finale en Ustrasana, quand on pose les mains à plat sur la plante des pieds.
Ce que la photo ne raconte pas, c’est qu’en pressant légèrement sur les bords extérieurs des pieds, le dos s’ouvre comme un éventail. C’est grisant et apaisant. On sent « qu’on y est ». Aaaaaaah! 😄
L’ennui, c’est que très peu de pratiquants en yoga Iyengar® atteignent cette finalité tout en restant dans l’alignement correct, avec les cuisses bien verticales. Alors, comment faire ? 🤔
J’ai abordé une posture que je n‘ai jamais pratiquée en cours, probablement parce qu’elle est trop avancée. Il s’agit de Laghu Vajrasana.
Nous sommes simplement allés en arrière pour sentir la force nécessaire dans les quadriceps 🔥. Dans cette posture qui « suit » Ustrasana – si on considère que chaque posture en précède une ou plusieurs autres –, les cuisses ont perdu leur verticalité.
Par conséquent, j’ai laissé faire le recul des cuisses pour poser les mains à plat sur les pieds, pour ensuite créer le mouvement du bassin vers l’avant afin de se rapprocher de l’Ustrasana dans les règles de l’art. Parfois, il faut s’affranchir du corset de l’alignement. Pour beaucoup de participants au cours, c’était une première. Parfois, il faut juste oser y aller ! 🚀
Pour installer la confiance et ôter la peur (« Oulala mon dos, oulala ma nuque ! »), nous avons longuement pétri les compartiments du dos en début de séance avec le bolster. Comme il n’y avait pas eu de newsletter, et donc pas d’annonce sur la posture du jour, personne ne savait trop où j’allais. La première partie de la séance a donc consisté à déstructurer le mental. Une autre façon de le faire lâcher, en malaxant la colonne vertébrale à l’aide du souffle également. 🌬️🧠
Pour se remettre des extensions arrière, j’ai enseigné Simhasana, le lion, sur la chaise (et non pas en Padmasana sur les genoux 😉). Une posture pranayamique sonore déroutante, qui fait tomber le masque social. L’impact sur le dos vaut vraiment toutes les postures de retour possibles ! 🦁
J’ai aussi, certes de manière humoristique, utilisé le son « Ahhhhhh » extatique, que l’on peut ressentir quand à la fois on « lâche » (par exemple en Anjaneyasana, quand on descend en fente basse – donc un mouvement vers le bas) et on ouvre la cage thoracique dans un mouvement d’expansion et d’élévation. Cette conjugaison directionnelle (vers le bas, vers le haut et vers les côtés) nous amène au bord de l’extase yogique... Aaaahhhhhh ! 😅✨
Vous me voyez venir, n’est-ce pas, avec la posture du jour… Sachant que nous sommes la dernière semaine du mois, consacrée (en principe 😉) aux postures restauratives et au pranayama.
Alors, voici un petit quiz :
En yoga Iyengar®, il s’agit d’une posture de récupération
C’est une « supta » (couchée)
Elle « suit » bien Ustrasana, notre chameau 🐪
Il faut déjà bien maîtriser sa version assise
Elle nécessite souvent des supports (bolster, couvertures…)
On ne la pratique pas assez ! 😅
✨Supta virasana, la voilà !
Les bénéfices ressentis de cette posture sont vraiment énormes et décuplés du fait qu’il est recommandé de la maintenir au minimum 5 minutes. Si on peut pousser jusqu’à 10 ou 15 minutes, alors, elle fait des miracles pour les personnes qui souffrent des jambes (lourdeur, rétention d’eau, etc.). Si on la pratique le soir, on a des jambes toutes neuves le lendemain matin !
Elle est véritablement « digestive » tant elle étire les organes abdominaux. On peut d’ailleurs la pratiquer après les repas ; elle procure beaucoup de soulagement en cas d’indigestion.
Problème de genoux? Trouvez l’angle!
Les personnes sensibles des genoux peuvent, contrairement aux idées reçues, s’installer à genoux pour préparer Ustrasana. Le secret réside dans l’art de créer et de garder de l’espace à l’arrière de l’articulation pour éviter toute pression ou compression mécanique.
Il s’agit alors d’une recherche personnelle et millimétrée : quel support glisser dans le pli des genoux ? Quelle inclinaison donner aux cuisses ? Dans leur cas, l’objectif n’est pas de chercher l’amplitude maximale, mais de trouver ce “plateau” de tranquillité et d’alignement qui permet de s’installer durablement dans la posture, sans douleur.
C’est une posture « step by step ». On reconnaît souvent les pratiquants expérimentés au fait qu’ils commencent par installer leurs supports en mode confort. Je le comprends. Mais je vous l’avoue, cela m’irrite. Où est l’inconnu ? Où est le voyage ?
D’accord, peut-être qu’au final, vous aurez besoin de ces supports. Mais comme dans Ustrasana, ne faut-il pas essayer « d’y aller » ? Et de s’arrêter quand il le faut. Je précise à nouveau que toute douleur aux genoux est une alerte, un stop ⛔ à ne pas « griller ». Même en yoga, on a un code de la route ! 😂
J’ai gardé Abhaya hridaya mudra pour créer un état d’apaisement et de confiance (« Ouille mes genoux, ouille mon dos ! »)..
Mais cela ne suffit pas. Il nous faut pousser plus loin les secrets yogiques. Soyons tactiques et stratégiques pour conquérir Supta virasana.
✨ Quand le « A » donne le la 😅
Vous vous souvenez certainement d’Achalan dont je vous ai parlé en février. Achalan propose des sessions en Phoenix Rising Yoga Therapy. Nous nous sommes rencontrés « par hasard » au Kerala en septembre 2025. Mais nous nous sommes croisés en 1994 au Kripalu Center dans le Massachusetts, où j’ai validé mon premier « teacher training » (il y était résident pendant que je n’étais que de passage). Bref ! Une expérience incroyable m’attendait avec cette première session avec Achalan en février. Plusieurs fois, il m’a demandé d’expirer par la bouche, et cela induit… le son « A ». Cela procure une «décharge »… de tout. D’ailleurs, le travail fait ensemble continue à rayonner en moi (la preuve, puisque je vous reviens avec mon « A » 😉). Je vous redonne ses coordonnées en P.-S. si vous souhaitez le contacter. Il réside à San Francisco.
La semaine dernière, nous avons partagé la recherche du « Aaaaah » extatique et le rugissement du lion, une autre forme de « HHAAAA ! »
Me voici aujourd’hui avec une approche de Prashant Iyengar que je n’ai encore jamais abordée. Je crois que je n’étais pas prête, tout simplement.
L’une de ses grandes spécialités est d’utiliser les voyelles comme des clés vibratoires. Pour lui, les voyelles ne sont pas juste des sons : ce sont des « formes » qui modifient notre géométrie interne (poumons, cerveau, conscience).
En Sanskrit :
Les voyelles sont appelées Prana (l’énergie subtile).
Les consonnes incarnent la structure, le corps.
Je vous avoue avoir été très mal à l’aise en prononçant ces voyelles, surtout que Prashant peut nous les faire enchaîner. C’était totalement déroutant pour moi. Je me sentais perdue. Il me manquait la grille de lecture. Je ne ressentais pas grand-chose en fait. Il me fallait faire mon propre chemin d’intégration. Il fallait que « ça vienne » (comme pour les Mudra) et que cela se transforme en révélation.
Cela fait des mois que j’évoque les sonorités et les qualités vibratoires des noms sanskrits.
Si je réfléchis bien, mes mots préférés (Ananta, l’infini, et Ananda, la félicité) ne comportent qu’une seule voyelle : le A. Comme dans Asana. Je me suis surprise à compter les A longs dans l’invocation à Patanjali : 13, sauf erreur. Le A domine.
La cartographie vibratoire du « A » selon mes ressentis :
La trajectoire : Il part de la gorge (zone étroite) pour se diffuser largement dans notre base.
L’effet physique : Une vibration lourde, descendante, qui vient ancrer le bassin. Il transforme le bassin en véritable caisse de résonnance.
L’état d’esprit : On se sent « assis-e », stable, confiant-e. Le A nous pose et nous densifie (Vata a tant besoin du A !).
L’ancrage : Une voyelle qui nous relie directement à l’élément Terre.
Alors, nous utiliserons le A (que l’on prononce « Ah ») pour venir habiter notre bassin et asseoir notre tranquillité dans dans Supta virasana.
On se retrouve sur le tapis ? Les infos pratiques, le planning de l'été et nos futurs voyages sont juste en dessous... 👇
⏰RV à Roquefort les Pins ou en ligne à 18H30 😊 ⬇️
Je vous attends pour expérimenter aujourd’hui autrement Supta Virasana, avec une nouvelle âme, avec le son « A » de Prashant qui vous aidera pour l’ancrage et la confiance. 🌟
Vous pouvez aussi passer par le site internet :
Il est également possible de télécharger l’application Bsport :
N’oubliez pas de vous inscrire au stage du dimanche le 14 juin à Mouans Sartoux de 9H30 à 12H30
📅 Info Planning : Le planning des cours est à jour jusqu’à fin juin ! C’est promis, en juin, je mettrai le planning à jour pour l’été et même peut-être jusqu’en décembre pour vous donner de la visibilité et vous permettre de planifier vos cours.😊
Amicalement
Isabelle
P.S. 🌿 Stage d’été au Bois du Rouret : Osez la Liberté ! Après avoir déstructuré le mental et exploré l'inconnu sur le tapis, si nous laissions cette liberté grandir en nous ? Rejoignez-nous du 11 au 14 juillet (8h30-11h30) pour quatre matinées d'immersion totale sous les chênes. C'est l'occasion unique de respirer à l'air libre, de sortir de nos espaces clos et d'ancrer votre pratique pour tout l'été. 🌳💨
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Retour : Lundi 12 avril 2027 (milieu de journée) à Nice.
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P.S.3 Je n’oublie pas Achalan ! (Phoenix Rising Yoga Therapy – San Francisco)
WhatsApp / Tél : +1 (415) 242 1384
Mail : achie54@gmail.com









