Slow motion, crudités et tête à l’envers 🐢🥗🙃
Sirsasana : Le grand massage cérébral pour survivre à un monde "abrasif".🧠⚡
🌿 En mode “Slow Motion” : le retour du Kérala
Chère yogini, cher yogi,
Je suis toujours sous le coup du retour du Kérala. En mode slow motion. 🐢
Par chance, les grands préceptes ayurvédiques — notamment concernant l’alimentation — étaient déjà en place suite à mes précédents séjours. Pas de révolution donc, ni de grands changements ou de nouvelles habitudes à acquérir... même s’il y a encore matière à peaufiner et à améliorer.
✨ La force de la répétition
Comme en yoga 😉, la “petite révolution” post-cure laisse ici la place à une évolution plus douce et plus profonde. Pour ceux qui souhaitent naturellement prolonger les effets, il n’est pas question de “régime” (quel vilain mot, je trouve !), mais de grands principes pleins de bon sens.
Ces guidelines essentielles nous remettent les idées en place sur :
Le “quoi” manger (en fonction de notre Dosha), 🥣
Le “quand” (car la journée est rythmée par la dominance des Doshas selon les heures), 🕒
Les associations à éviter pour préserver notre feu digestif.
🧘♂️ Au-delà de l’assiette : un art de vivre
Mais l’Ayurvéda, naturellement, ne se résume pas à notre assiette. C’est avant tout un art de vivre. On y comprend que pour mieux vivre, il faut parfois en faire moins.
C’est là que l’on touche du doigt une différence culturelle majeure entre l’Orient et l’Occident. Alors que notre environnement nous pousse sans cesse à remplir nos agendas, l’Ayurvéda nous rappelle l’importance vitale du repos, de la récupération et du soin global de soi. 🌸
🔔 Le corps, ce messager oublié
Je rencontre beaucoup de personnes prises dans le tourbillon de la vie, qui s’épuisent et s’oublient complètement. Finalement, tout passe avant elles. 🌪️
Et alors, le corps envoie des signaux.
Mais là aussi, il est de bon ton « d’avancer », de « faire comme si » ou de considérer qu’avec l’âge, « c’est normal ». L’Ayurvéda nous fait comprendre, au contraire, que notre mode de vie a un impact direct et profond sur notre qualité de vie.
C’est comme un “wake-up call” ⏰ : une invitation à ne plus ignorer l’évident avant que le murmure du corps ne devienne un cri.
🎯 De l’expérience à la transmission : ma mission au Kérala
Il me tarde déjà de repartir...
J’ai pris mes billets pour le 20 août (cette fois-ci, je ne vais pas trop empiéter sur la rentrée yoga !). Ce sera parti pour 14 jours de cure à 20 km de Trivandrum, dans le centre ayurvédique élu pour 2027. 🇮🇳
Je vais tester sur place, travailler avec les médecins et avec John, le chef d’orchestre du centre, pour apporter cette touche pédagogique qui me tient tant à cœur. 🎓
Mon intention ? Il ne s’agit pas tant de simplement “vivre l’expérience”, mais d’en assimiler les mécanismes profonds. L’objectif pur vous est de repartir à la maison avec des clés concrètes pour maintenir, jour après jour, cet état ayurvédique-yogique. 🗝️✨
Si... Si... Si...
Si vous n’avez rien de prévu entre le 23 mars et le 11 avril prochain ;
Si l’expérience d’une cure ayurvédique avec du yoga (Iyengar® 😉) quotidien vous appelle ;
Si votre entourage proche vous souffle « vas-y »...
Alors, envoyez-moi un mail. 📧 Je vous noterai sur ma liste et vous recevrez le programme en avant-première !
✨ Une expérience “confidentielle et exceptionnelle”
Plusieurs personnes me demandent souvent ce qui m’a conduite à l’Ayurvéda. Qui m’a initiée ? Qui m’a dit que « c’était bien » ?
Personne. Ou tout du moins, personne d’incarné. ✨ Si vous croyez aux guides, alors ce sont mes guides spirituels qui m’ont menée là.
Tout a commencé par une intuition : organiser un stage d’été sur les 5 éléments (les Pancha Mahabhuta). À l’époque, j’en savais peu et les ressources appliquées au yoga étaient maigres. Mais en créant ces séances « Terre », « Eau », « Feu », « Air » et « Éther », j’ai observé des effets bénéfiques — presque thérapeutiques — sur les participants.
Évidemment, ce chemin m’a menée aux Doshas et à l’Ayurvéda. J’aurais pu en rester là, mais la révélation a été si forte que je me suis sentie poussée vers l’Inde pour ma première cure. Ce fut un “point de non-retour” : impossible désormais d’imaginer une vie sans Ayurvéda. 🇮🇳
💨 Ma confidence : la nature de Vata
Je vous fais une confidence : je suis de constitution Vata dominante (Vata-Pitta). Vous le savez sans doute : les Vata connaissent une dégénérescence plus rapide que les autres Doshas. C’est un état de fait qu’il faut accepter.
Un enseignant Iyengar® (était-ce Geeta ?) disait que pour les Vata, Sirsasana (la posture sur la tête) après 40 ans doit être pratiqué impérativement chaque jour. Nous en avons besoin plus que les autres, pour notre système nerveux et notre structure osseuse. 🤸♂️
Le médecin ayurvédique m’a tenu le même discours : pour Vata, la cure annuelle est plus cruciale que pour quiconque. Sachant que dans mes groupes, je constate une prédominance de profils Vata-Pitta et Pitta-Vata, cela me motive d’autant plus à organiser ces voyages “Ayurvéda-Yoga”.
👑 La posture de la semaine : Sirsasana, le Roi des asanas
Elle est toujours présente dans nos cours intermédiaires et nos Études posturales. Alors, quoi de neuf ? Rien de nouveau sous le soleil, me direz-vous. Sauf, en écho à ce qui précède, la mise en lumière de cette posture que B.K.S. Iyengar désignait comme le Roi des asanas.
🙃 Sirsasana : la posture sur la tête.
Cela me fait sourire, car j’ai encore en tête les paroles du Dr Jomi expliquant que les Vata ne doivent pas (ou presque pas) consommer de crudités... alors qu’ils adorent ça ! Pas de chance. Je suis bien placée pour le savoir : j’ai vécu aux US l’expérience d’un an de raw food (une “crusine” très élaborée, mais c’est un autre sujet). 🥗
De la même manière, Vata, avec sa structure osseuse souvent frêle et ses peurs latentes, ne court pas naturellement après Sirsasana. Pour lui, c’est une épreuve physique et psychologique.
✨ Le choc de l’immobilité
Je me souviens de mon premier cours au centre Iyengar de l’avenue Victor Hugo. Je m’étais trompée de niveau et j’avais forcé la porte d’un cours niveau 3. Sacrilège ! Même si j’enseignais déjà, j’étais débutante en Iyengar® et ma place était en niveau 1.
Bref, quand j’ai vu les élèves dans leur Sirsasana, quand j’ai entendu les instructions millimétrées de l’enseignante, j’ai complètement basculé.
Quelle puissance dans l’immobilité ! 💎
Quelles vibrations !
C’était « ça » que je voulais : une intensité maximale dans une stabilité royale. 🏛️
🧱 L’architecture du Roi : les 3 zones cruciales
Pour que Sirsasana devienne cette « stabilité royale », trois piliers doivent être solidement bâtis :
Le socle (Tête, bras, épaules, omoplates) : C’est la suite logique de mon travail au Kérala. Si cette zone est faible (bras en mousse, nuque ratatinée), Sirsasana est impossible. En Iyengar®, on dit que Sirsasana prépare à tout, et que tout prépare à Sirsasana. Cette semaine, nous avons tellement bien « traité » cette zone que le haut du corps est apparu solide, rendant la posture infiniment plus facile. 🛡️
Le bassin (Fessiers et coccyx absorbés) : Crucial pour trouver son centre, surtout pour les dos cambrés qui lâchent leurs côtes flottantes. Cette tenue s’apprend dès Tadasana et se renforce dans les postures debout ou les « baby backbends ».
Les jambes (Organes d’action - Karmendriya) : Elles doivent rester puissantes et tendues. Un mot sur les pieds : ni flex, ni pointés. Les gros orteils en contact induisent la rotation des aines vers l’intérieur, préservant un bas du dos élargi. 🦵
Voici une bonne préparation en Tadasana pour “sentir” son haut du dos (en direct du Kérala)
Mais oui, on absorbe les omoplates et on dévérouille les épaules avec la force de la gravité, ci-dessous en Uttanasana:
Et les baby bakbends pour renforcer les muscles spinaux et comprendre le gainage du bassin, ici Dhanurasana, l’arc
Et Salabhasana, la sauterelle participe aussi à un meilleur Sirsasana. Les briques sous les épaules visaient, au repos, à garder les épaules levées.
Vous voyez, au Kérala, ils ont bien pratiqué ! 💟 Je suis déjà nostalgique... C’est fou, à peine rentrée et cette sensation d’espace me manque déjà.
Je passe du coq à l’âne, mais si, avant de faire le grand saut vers l’Inde, une pratique outdoor vous séduit, j’ai une proposition pour vous. Si vous avez envie de retrouver cette sensation de liberté, de pratiquer au cœur du Bois du Rouret comme nous l’avons fait sous les palmiers, rejoignez-nous pour le Stage d’été du 11 au 14 juillet. 🌳
Ce seront quatre matinées (8h30-11h30) pour recharger vos batteries en pleine nature, sans murs ni plafond, autour du thème de La Liberté. Un avant-goût d’Inde, ici, chez nous.
🕯️ Entre Ardeur et Douceur
Revenons à Sirsasana. Les préparations vous semblent techniques? C’est vrai. Il faut faire nos gammes. C’est Tapas : la pratique ardente, régulière, ininterrompue. On ne passe pas de 10 secondes à 10 minutes par magie ; le processus demande des années.
Mais en miroir de Tapas, il y a Svadhyaya, l’observation de soi. Elle est indispensable pour apporter cette douceur (qui ne tient qu’à une lettre de la douleur). C’est Svadhyaya qui nous rappelle de respirer, de décrisper le visage, et qui détermine si nous sommes en zone de sécurité. On ne doit jamais rester en état de crise pour « tenir ». (Je l’avoue, je l’ai fait pour mes examens... passage obligé !). 🧘♀️
🌱 La dissolution de l’Ego : Vivre les 5 éléments
Derrière la technique, il y a le beau, le grand. En Sirsasana, l’égo s’efface. Imaginez votre tête comme une motte de terre plantée pour nourrir la plante. Le « cerveau malin » est court-circuité, laissant place au grand massage cérébral. On y vit les 5 éléments en temps réel :
🌍 La Terre : L’ancrage profond par la tête et les avant-bras.
💧 L’Eau : La fluidité des liquides que l’on sent circuler.
🔥 Le Feu : Une chaleur enveloppante, comme mille doux rayons de soleil.
💨 L’Air : Le corps n’est pas figé, il vibre et oscille avec la Terre.
🌌 L’Espace : Les jours de grâce, nos limites s’effacent et notre espace intérieur fusionne avec le grand tout.
Le but ultime est Ishvara Pranidhana : l’abandon à plus grand que soi. Sirsasana incarne à lui seul la définition du Kriya Yoga (le yoga de l’action):
Sutra II.1 : Tapah svadhyaya ishvarapranidhanani kriya yogah « L’ardeur dans la pratique, l’étude de soi et l’abandon à la conscience suprême constituent le Yoga de l’action. »
🙏 Le conseil des “Sages” (et des impatients !)
Vous savez, même si vous ne “montez” pas aujourd’hui, le simple fait de poser correctement la tête au sol, même en gardant les genoux à terre, crée un effet de détente immédiat.
D’ailleurs, j’invite souvent les impatients (Pitta-Pitta 😅) à savourer ce moment privilégié. “Attaquer” la posture à toute vitesse n’est jamais la bonne approche. Sirsasana demande de la révérence, pas de la précipitation.
📜 Les messages de Guruji sur Sirsasana
Dans Lumière sur le Yoga, B.K.S. Iyengar a consacré des pages entières à ce qu’il considérait comme le pilier de la pratique. Voici trois messages essentiels que je souhaite mettre en lumière aujourd’hui pour vous :
Le purificateur de l’esprit : « Sirsasana est une panacée pour tous les maux. C’est un purificateur pour le cerveau, le centre de l’intelligence. Comme l’eau qui coule nettoie le lit d’une rivière, le flux de sang frais vers les cellules cérébrales les rajeunit, clarifiant la pensée et la mémoire. » 🌊
L’équilibre émotionnel : « La pratique régulière de Sirsasana rend l’esprit équilibré et confiant. On ne devient pas seulement plus fort physiquement, mais on acquiert une harmonie mentale qui nous rend invulnérable face aux échecs comme aux succès. » ⚖️
Attention toutefois : Sirsasana doit impérativement être couplée avec sa Reine 😄 (Salamba Sarvangasana, Halasana, Setubandha Sarvangasana ou encore Viparita Karani). À défaut, sur la durée, on peut développer de l’irritabilité. L’équilibre du système nerveux en dépend.
La réserve d’énergie : « Celui qui pratique Sirsasana quotidiennement développe une réserve d’énergie vitale. On y gagne une vitalité nouvelle et une vision de la vie plus lumineuse. » ✨ C’est l’argument ultime pour les Vata qui craignent la fatigue : bien faite, la posture ne vide pas, elle remplit le réservoir.
✨ La vision précurseur de Geeta Iyengar
Dans Yoga, Joyau de la femme, Geeta complétait ainsi :
“Sirsasana apporte une stabilité émotionnelle quand le monde autour de nous semble vaciller. C’est l’ancrage de l’esprit dans le corps.”
Franchement, aujourd’hui, notre enjeu n’est plus uniquement de trouver notre stabilité intérieure, mais de se soustraire à l’emprise des sollicitations extérieures et à une certaine toxicité ambiante. En cela, Geeta était précurseur : il y a 20 ou 30 ans, les systèmes nerveux étaient différents et les environnements moins “abrasifs”. C’est pourquoi l’enseignant se doit, plus que jamais, d’adapter son approche. 🛡️
⏰On se retrouve ce soir à 18H30 😊 ⬇️
Je vous invite à venir explorer Sirsasana. Avec joie et sans craintes 😊. Evidemment, si vous êtes indisposée, ce n’est pas le jour. Vous pourrez toujours faire en replay avec le studio en ligne (7 jours d’essai offerts) ICI.
Vous pouvez aussi passer par le site internet :
Il est également possible de télécharger l’application Bsport :
N’oubliez pas de vous inscrire au stage du dimanche le 14 juin à Mouans Sartoux de 9H30 à 12H30
Le planning des cours est à jour jusqu’à fin juin! Il sera suceptible de quelques aménagements notamment au mois de mai. Planifiez vos cours sans limite 😊
Amicalement
Isabelle







