Yoga Iyengar : 3 concepts inédits, renversants et éclairants 🔄✨
Parivrtta Janu Sirsasana, la pirouette de tous les possibles
[Kérala 2027 : le grand virage du Panchakarma ✨]
Chère yogini, cher yogi,
Enfin ! 🌟
Dimanche matin, j’ai diffusé le programme Kérala 2027 aux 20 personnes de ma liste qui s’étaient déclarées intéressées. Cela a été un véritable soulagement pour moi, celui de la petite coche verte ✅ quand on a accompli une tâche.
J’y travaille depuis l’année dernière, lorsque j’ai visité 8 centres ayurvédiques en septembre, pour élire Ananda Lakshmi. Comme disent les footballeurs après un match 😉 : « J’ai tout donné ».
Le résultat ? Je trouve le programme très beau avec une vraie promesse :
Une cure authentique et traditionnelle de 14 jours 🧘🏽♀️
Un cadre intimiste que nous privatisons 🏡
La proximité de la mer, mais un peu en retrait pour échapper aux travers touristiques 🌊
✨ Une grande nouveauté pour 2027 : Pour la première fois, cette durée va nous permettre de vivre un véritable Panchakarma. Le programme détaille d’ailleurs ses 3 phases successives sur 14 jours, ce qui est toujours très instructif.
Bien sûr, cela reste entièrement personnalisé pour chacun, en fonction de votre Dosha, de votre historique de santé et de votre condition à l’arrivée. 🌿
J’ai laissé jusqu’au 29 juin inclus aux destinataires de ma liste pour s’inscrire. Après quoi, je diffuserai plus largement.
Donc il vous faut attendre un peu... ⌛
Du côté de Roquefort-les-Pins... 🌳
Cette semaine, j’ai introduit deux nouveaux concepts yogiques. En fait trois 😉.
Les concepts, c’est le point d’accroche incontournable de mes stagiaires en formation de professeurs chez Uniyoga. Plusieurs fois pendant le parcours, la question m’est posée : « Peux-tu nous expliquer ce qu’est un concept de yoga ? »
Ma réponse est simple : c’est un principe général qui va guider et enrichir votre enseignement, en vous permettant de trouver des points clés pour améliorer les postures (Asana).
🗄️ Imaginez une commode : les concepts sont les tiroirs, et à l’intérieur de ces tiroirs, vous avez les points clés. Les concepts donnent une direction sur la façon de pratiquer. On est bien plus sur le « comment » que sur le « quoi ».
L’énigme de Faeq Biria ❓
Cette semaine, j’ai introduit pour la première fois le concept du poids et de la pression.
Quésaco ? Je l’ai entendu pour la première fois de la bouche de mon maître, Faeq Biria. Énoncé, mais pas expliqué. Une énigme. Bien sûr, je comprends chacun de ses mots, mais je ne voyais pas l’articulation entre les deux. C’était resté dans un coin de ma tête, en forme de point d’interrogation... vous imaginez bien que cela fait des années !
Et comme je suis lente 😉, l’évidence a surgi samedi dernier. Par les mains (encore !).
🛑 L’action de la Pression : Lutter contre la gravité
J’ai fait pratiquer Dandasana (la posture du bâton) en posant les mains sur des briques. Cela reproduit la dureté du sol. Et ensuite, assis sans support au sol et sans briques.
La pression des mains a pour effet immédiat d’étirer la colonne vertébrale, d’alléger le poids dans le bassin qui se tasse par l’effet de la gravité. La pression produit un effet anti-gravitationnel. Même action en Svastikasana (jambes croisées).
⏬ L’action du Poids : Céder à la gravité
Ensuite, je demande de poser le dos des mains sur les cuisses en Svastikasana. Et là, clairement, le poids des mains contribue à ouvrir et faire descendre les cuisses. Les coudes deviennent lourds et cela libère naturellement la pression ressentie dans les trapèzes.
⚖️ Jouer avec la gravité
Le poids nous fait jouer avec la gravité, ce qui est absolument essentiel en yoga.
Nous devons céder à la gravité, nous rendre volontairement plus lourds que lourds et, par ailleurs, dans une même posture ou dans d’autres, apprendre à lutter contre elle. La pression des mains, ou des pieds, ou de toute partie en contact avec le sol nous y aide.
Ce n’est pas un grand scoop, mais je trouve que cela clarifie et affine notre pratique.
Qu’en pensez-vous ? 💬
Le « glissé hypnotique », antidote à la chaleur 🧊
Il fait chaud, très chaud, cela n’a échappé à personne. En cette saison, le défi consiste à pratiquer sans surchauffe, surtout que la chaleur aggrave Pitta. Alors, comment faire ?
J’ai expérimenté le « glissé hypnotique ». Quésaco ?
J’ai fait glisser les briques, dans un sens, puis dans un autre, en répétant le mouvement. Aucun effort musculaire ni volontaire. Seulement une concentration immersive dans un mouvement de glissé continu, ininterrompu, dans des directions différentes. De quoi déstructurer le mental « ferronné » de Pitta.
Bien sûr, quand on expérimente une posture que l’on pratique peu comme Parivrtta Ardha Chandrasana (la demi-lune retournée), je ne dirais pas que ça n’a pas dégouliné un peu... 💦 Mais au moins, sur l’ensemble de la séance, la chaleur n’était plus un frein à la pratique.
Comme il fait toujours aussi chaud, j’ai prévu de vous hypnotiser ce soir aussi ! 😂🌀
L’art de se coucher en yoga, tout un concept ! 🌀
En yoga, on se couche beaucoup. Et pas seulement au sol ! Ce serait trop simple.
Nous apprenons à coucher certaines parties de notre corps sur d’autres qui serviront de point d’appui. Dans la pratique, rien n’est moins évident : il y a comme une résistance à ce coucher improbable qui demande une vigilance de chaque instant. C’est un concept difficile à appliquer car notre cerveau ne l’intègre pas spontanément.
Quelques exemples pour mieux le ressentir :
En Utthita Parsvakonasana (la posture de l’angle étiré de côté), on doit étirer le flanc inférieur et le coucher sur la cuisse. C’est l’idée.
En Parsvottanasana (la posture d’étirement intense du flanc), la posture finale nous amène à coucher le buste sur la jambe avant.
En Anantasana (la posture de la couche de Vishnu ou de l’infini), tout le côté du corps, du haut du bras au talon, est couché au sol.
Et enfin, en Parivrtta Janu Sirsasana (la posture de la tête au genou retournée), notre posture reine du jour, l’idée est de venir coucher ce même flanc directement sur la jambe. 👑
Rendez-vous compte : en plus du « glissé hypnotique », vous expérimenterez le « coucher yogique » ce soir ! 😉
Parivrtta Janu Sirsasana : la pirouette de tous les possibles 👑
Cette posture me fait comprendre — après toutes ces années, ce n’est peut-être pas glorieux ! — que je me suis trompée sur ma conception même du Parivrtta. C’est, en réalité, une pure question de perspective par rapport à l’espace.
Prenons le cas le plus simple : Utthita Trikonasana (le triangle) et Parivrtta Trikonasana (le triangle retourné). Dans le premier cas, ma poitrine regarde vers l’avant ; dans le second, elle fait face à l’arrière (du moins, elle le devrait). C’est un volte-face attendu et on ne peut plus clair.
Il en va de même pour Utthita Parsvakonasana et Parivrtta Parsvakonasana, ainsi que pour Ardha Chandrasana et Parivrtta Ardha Chandrasana. Mon cerveau, un brin simpliste et binaire, s’était confortablement réfugié dans ces volte-face “devant/derrière” qu’il avait associés une fois pour toutes à la notion de Parivrtta.
De manière tout à fait étrange, j’ai toujours abordé Parivrtta Janu Sirsasana comme une posture isolée, sans jamais raisonner par rapport à sa posture de référence : Janu Sirsasana. Selon ma conception erronée, l’action de rotation y était la même — en simplement plus poussée — que celle d’Utthita Parsvakonasana quand on cherche à tourner le buste au maximum.
Petit aparté : cela m’amène directement aux Yoga Sutra et à la notion de Viparyaya, la perception erronée.
Viparyayo mithya jnanam atad rupa pratistham (Yoga Sutra I.8) «
La perception erronée est une connaissance fausse qui ne repose pas sur la réalité de l’objet tel qu’il est. »
Patanjali classe Viparyaya parmi les fluctuations du mental (Citta vritti) : une connaissance fondée sur une apparence qui ne correspond pas à la réalité. Autrement dit, nous croyons voir juste, mais nous regardons à travers le filtre de nos habitudes, de nos conditionnements ou de nos simplifications. Et j’étais en plein dedans !
Pendant des années, cette grille de lecture du “devant devient derrière” fonctionnait si parfaitement pour de nombreuses postures que je ne voyais aucune raison de la remettre en question. Pourtant, elle me barrait la route pour comprendre réellement Parivrtta Janu Sirsasana.
Je comprends aujourd’hui que se retourner n’est pas toujours faire demi-tour. Changer de perspective n’implique pas nécessairement de regarder dans la direction opposée. Il est parfois possible de tourner tout en s’ouvrant. Je vous laisse d’ailleurs transposer cette observation à certaines remises en question de la vie : il n’est pas toujours nécessaire de tout renverser pour voir autrement.
En Janu Sirsasana, le buste est couché vers l’avant, vers le sol, vers la terre. C’est une révérence. Un relâchement de notre ego, de nos résistances, de nos habitudes d’hypervigilance et d’hypercontrôle. La jambe pliée freine certes un peu la flexion avant, mais elle amorce déjà cette sensation d’ouverture qui appelle son Parivrtta.
B.K.S. Iyengar expliquait qu’en Janu Sirsasana, la colonne vertébrale est étirée tandis que les organes abdominaux sont comprimés. En Parivrtta Janu Sirsasana, le phénomène s’inverse : les muscles de la colonne se contractent alors que les organes abdominaux sont étirés et stimulés, retrouvant espace et vitalité.
Il s’agit là d’une magnifique illustration anatomique et métabolique de la rotation. Ce qui était comprimé s’ouvre. Ce qui était étiré se tonifie. La posture ne détruit pas l’état précédent ; elle le complète. Elle nous invite à rééquilibrer les forces en présence et à découvrir un nouvel espace de circulation pour l’énergie.
Intuitivement, j’ai baptisé Parivrtta Janu Sirsasana la « pirouette de tous les possibles » car au lieu de se retourner devant/derrière, on pivote terre/ciel. Il s’agit de la seule posture en Parivrtta (sauf erreur de ma part) dans laquelle la motivation profonde de la rotation consiste à s’offrir à l’espace. On retrouve ici mon combo terre/ciel, dont je ne sors décidément pas ! 🤩
Mes explications aujourd’hui ne sont pas véritablement techniques sur le « comment faire », mais portent sur l’essence même de la posture.
L’idée ce soir sera de glisser de la terre vers le champ de l’espace, en connexion intime avec ce duo inséparable.
Symboliquement, en Janu Sirsasana, on quitte notre « vieille peau » pour nous tourner vers notre « nouveau nous ».
Et c’est précisément là que Parivrtta Janu Sirsasana prend tout son sens. La rotation n’est pas un regard vers l’arrière, elle est un pivot. Un passage. Une ouverture vers un espace qui n’était pas encore visible depuis notre ancienne perspective.
Ma pirouette de tous les possibles, finalement.
Pour accompagner cette Parivrtta Janu Sirsasana, je n’ai pas choisi une Mudra codifiée. Nous utiliserons simplement le dos des mains sur les cuisses, les paumes tournées vers le ciel, dans un geste de réceptivité pure, d’accueil, d’ouverture et de perspectives multiples.
Au début de la séance, nous jouerons avec ce contraste : les paumes de mains pressées sur le sol ou sur les briques pour se gorger de la vitalité de la terre. Puis, par opposition, nous laisserons le poids des mains nous délester de nos propres poids, pour nous ouvrir et nous mettre en partance vers notre « nouveau nous ».
Le message de ce soir sera donc :
« Je me rends disponible à ce qui apparaît lorsque je change de perspective. »
Je ne retiens rien. Je ne saisis rien. Je n’impose rien. Je suis prêt-e à recevoir.
Je suis « rien ». Je suis « tout ».
☀️ Le planning de votre été yogique
Sans transition, voici le rappel de notre planning estival. J’ai prévu quelques cours tous niveaux et des stages ciblés pour ne pas perdre le chemin du tapis et préserver votre belle énergie.
📅 Vos cours de l’été :
Jeudi 2 juillet à 9h30
Mardi 7 juillet à 18h15
Vendredi 10 juillet à 9h30
Mardi 4 août à 18h15
Mardi 11 août à 9h30
Vendredi 14 août à 9h30
🧘 Vos stages :
Du samedi 11 au mardi 14 juillet : Stage dans la nature au Rouret. 4 matinées (8h30 - 11h30) sur le thème de la Liberté.
Du samedi 18 au mercredi 23 juillet : Stage d’été à Roquefort-les-Pins — Complet ❌ (et ensuite, je pars en vacances !)
Dimanche 9 août (9h30 - 12h30) : Stage à Roquefort-les-Pins.
✈️ Un avant-goût de l’Inde... Le 20 août, je m’envolerai pour le Kerala afin de vivre en avance l’expérience au centre Ayurvedique où nous irons ensemble du 27 mars au 12 avril 2027. Ce voyage préparatoire me permettra aussi de caler précisément sur place toutes mes exigences pour notre groupe.
✨ En pratique : Tous les cours et les stages (sauf celui en pleine nature au Rouret) sont également proposés en ligne.
Je vous laisse réserver sans attendre afin de me donner de la visibilité sur l’organisation. Je maintiendrai les cours en fonction de votre participation !
En attendant…..
⏰RV à Roquefort les Pins ou en ligne à 18H30 😊 ⬇️
✨ On se retrouve ce soir sur le tapis pour glisser, s’ouvrir, s’offrir et ouvrir grand notre champ de tous les possibles en Parivrtta Janu Sirsasana.
Vous pouvez aussi passer par le site internet :
Il est également possible de télécharger l’application Bsport :
Amicalement
Isabelle
PS : Ce sera notre dernier cours d’étude posturale et donc notre dernière newsletter « officielle ». Je ne dis pas que je ne vous écrirai pas pendant l’été, car je m’aperçois que je ne peux décidément pas me passer de vous ! 🤩
Les cours reprendront le lundi 7 septembre. Je mettrai bientôt le planning en ligne pour que vous puissiez assurer vos places dès la rentrée. Pour tout vous dire, je serai rentrée du Kerala tout juste deux jours avant... Oulala ! 🌿










