Yoga Iyengar® : Pourquoi votre morphologie n'est pas une limite (mais un 🎁)
✨ Supta Baddha Konasana : votre trésor restauratif
Chère yogini, cher yogi,
Nous voici de retour ! ✨
Après une parenthèse hors du temps lors de notre cure Ayurvédique au Kérala, nous revoici parmi vous.
Nous avez-vous suivis sur [Instagram] ou [Facebook] ? Grâce à l’aide précieuse de Nicolas 🙏 (qui veille sur tout mon support technique), j’ai tenté de vous embarquer avec nous à travers les photos et vidéos de notre quotidien.
Voici notre groupe de joyeux yogis ! 🧘♂️🧘♀️ Chaque pratique quotidienne a été un pas de plus vers la profondeur et la reconnexion à soi.
🌴 Un écrin de nature sauvage
Tout autour de nous, des paysages sublimes se sont offerts à nos yeux : une végétation abondante, généreuse, presque vibrante. 🍃Et sonore! 😅
👗 Nous voici en sari !
Comme Cendrillon, le temps d’un déjeuner... ✨
Nous avons découvert l’art et la délicatesse du drapé : une technique qui nécessite autant d’expérience que de doigté. 🧵👌
✨ L’expérience : “Same same but different” 😉
Il est difficile de partager fidèlement une expérience. On peut susciter l’intérêt ou l’envie, mais tant que l’on ne l’a pas vécu, cela reste abstrait.
C’est un moment très intime. Les soins sont entièrement personnalisés : même si un traitement porte un même nom, les poudres, huiles ou décoctions diffèrent d’une personne à l’autre. Chercher à comparer est peine perdue.
Si je devais résumer en un mot, ce serait : Gratitude. 🙏
L’Ayurvéda : Un voyage vers soi 🌿
A chaque fois, j’ai l’impression de traverser la terre (oui le voyage semble long), pour arriver dans un petit endroit intimiste et confidentiel au Kérala. Si petit que nous nous sentons “élus”, ou privilégiés. Et nous le sommes. ✨
Nous avons tous une représentation d’un idéal. D’un paradis sur terre. D’un refuge où on se sent bien. Protégé-e. En sécurité. En évolution. En réparation. En guérison. C’est tout ça. Et plus. Et mieux. 🕊️
🥥 Quelques confidences sur 2027...
Je commence à dessiner les contours de notre prochain séjour : ce sera du 27 mars au 11 avril 2027. Toujours au Kérala, le berceau de l’Ayurvéda. 🌿
Cette fois, j’ai envie de nous emmener “ailleurs”. Dans un lieu exclusif de 15 chambres seulement, authentique, traditionnel. On y sera proche de la grande plage de sable et du village des pêcheurs, mais suffisamment en retrait pour rester loin du tourisme Ayurvédique du bord de mer. 🌊
Le temps du soin : 14 jours de cure. Quand on pense qu’il y a quatre ans, nous commencions timidement avec 7 jours...
L’expérience : Le chemin du Panchakarma sera ouvert à ceux qui le souhaitent, sans aucune obligation. Je vous en dirai plus le moment venu. 🛺
✨ Un petit signe de votre part ?
Le programme n’est pas encore prêt, mais je commence déjà à noter les noms de ceux qui sentent cet appel. 📝
Cela m’aide à “calibrer” notre groupe et à prévoir les places d’avion. Pour vous, c’est l’assurance de recevoir les détails en avant-première et de pouvoir choisir votre hébergement avant que l’horizon ne s’élargisse.
Si l’aventure vous tente, faites-moi simplement un petit mail. Sans engagement.
🌱 Ancrer, encore...
Pour nous qui revenons, le retour correspond à un début. Le début de ces nouvelles habitudes à ancrer. Et chaque année, on ancre un peu plus profondément. ⚓
Je referme ce volet Kérala pour aujourd’hui avec le témoignage de Dominique. un super résumé de notre séjour.
Merci à toi, Dominique ! 🙏
Je reviens sur le tapis avec une réflexion qui m’est venue suite à ce voyage et plus précisément après un échange avec Sophie (elle se reconnaîtra certainement en me lisant). 🧘♀️
🎭 Du cours généraliste au message particulier : un jeu de rôle enseignant/élève
J’ai axé le travail de pratique sur le haut du corps pendant nos 14 jours car j’avais relevé en point commun une tendance aux épaules vers l’avant et haut du dos raide ou arrondi. Cela ne m’a pas empêchée naturellement de donner des instructions de base sur les autres parties du corps.
L’échange avec Sophie
Dans une posture debout, Utthita Trikonasana (le triangle) ou Virabhadrasana 2, je corrige Sophie qui tourne le bassin de la jambe arrière vers l’intérieur en même temps qu’elle tourne la jambe avant vers l’extérieur.
Absorber le devant de cuisse de la jambe arrière, presser le talon arrière, sont des instructions de base dans un cours débutant pour garder le bassin ouvert. Je précise que Sophie n’est pas débutante, elle prend régulièrement des cours de yoga Iyengar® à Nice. Elle connaît bien sûr ces points clés. Sauf que cela ne se voit pas dans ses postures.
En fin de cours, Sophie revient vers moi et m’explique que son bassin est particulièrement étroit (ce qui lui a d’ailleurs valu une césarienne) et qu’il lui est impossible de ne pas tourner la hanche de la jambe arrière vers l’avant.
Le déclic : la posture du “Non Applicable”
Je réalise alors que Sophie connaît parfaitement bien les consignes mais que compte tenu de sa morphologie, elle les considère “N/A (non applicables)” à son cas. La fermeture de son bassin s’accompagne d’une posture mentale de fermeture.
Le jeu de rôle sur le tapis
Dans les cours, nous changeons et alternons les focus sur des zones spécifiques du corps pour les “traiter” (les ouvrir, les assouplir etc.). C’est ce que j’appelle un enseignement généraliste.
Mais parfois, quand le corps présente quelques difficultés localisées (par exemple un dos cambré), le focus de l’élève doit être permanent sur SA zone, quel que soit le thème du cours par ailleurs. Un cours de yoga est un jeu de rôle avec un va-et-vient entre :
L’enseignant : À nous de délivrer un message personnel à l’élève avec une recommandation de focus spécifique à respecter, quelle que soit la séance, en plus du thème du jour. C’est son axe de recherche et de progrès. 💡
L’élève : Il doit se concentrer pour s’approprier ces “clés” destinées à éclairer ses postures selon son axe de pratique personnel 💎
Devenir acteur de sa pratique
C’est ainsi que dans un cours “généraliste”, la pratique peut devenir individuelle et spécialisée, pour autant que le pratiquant soit sensibilisé sur SA zone et qu’il ait la confiance et la volonté nécessaires pour devenir acteur de sa pratique. 🎭
J’ajoute que ce focus individuel peut concerner une posture mentale. Par exemple, une personne très Vata, vite éparpillée, toujours en mouvement et qui se perturbe par des mouvements parasites, devra en permanence se concentrer pour focaliser son regard, travailler l’immobilité, etc. ⚓
✨ La limitation comme chemin vers la liberté
C’est ici que réside, selon moi, la dimension la plus profonde de notre pratique. Un blocage physique ou une limitation, quelle qu’en soit l’origine, ne doit pas être perçu comme une impasse, mais comme un véritable « cadeau ». 🎁
Pourquoi ? Parce que cette zone de résistance nous oblige à cultiver des qualités qui dépassent le simple tapis de yoga :
La persévérance : pour revenir, encore et encore, vers cette zone.
La concentration : pour ne plus laisser l’esprit s’évader du corps.
L’ouverture mentale : pour explorer le champ des possibles, là où l’on pensait que tout était figé.
C’est précisément dans cet effort de conscience que se trouve la clé de notre liberté. En cessant de voir nos limites comme des obstacles, nous en faisons notre axe de progrès le plus sincère. 🗝️
Voyez-vous ce que je veux dire ?
Pensez-vous avoir UNE zone spécifique qui nécessiterait de votre part une attention permanente, une zone que vous pourriez commencer à regarder comme un cadeau ?
📖 Le yoga de l’action : l’enseignement de Patanjali
Vous savez que le yoga Iyengar® est fortement ancré sur les Yoga Sutras de Patanjali. L’un d’eux me sert souvent de référence car il définit le yoga de l’action (Kriya Yoga) en trois dimensions. C’est un peu comme notre Utthita Trikonasana 😉 : une structure solide qui s’équilibre sur trois points :
Tapas (L’ardeur) : C’est la volonté de travailler sur nos “blocages” et de maintenir l’effort là où le corps résiste, sans se décourager.
Svadhyaya (L’étude de soi) : C’est l’observation fine de notre morphologie et de nos schémas mentaux. C’est ce que nous faisons quand nous réalisons, comme Sophie, que nos croyances limitent nos mouvements.
Isvara Pranidhana (Le lâcher-prise) : C’est le moment où l’on s’abandonne au processus. C’est là que le blocage se transforme en cadeau 🎁et que l’on s’ouvre au champ des possibles.
Cela fait-il sens pour vous?
🛋️ La posture du jour : Supta Baddha Konasana
Supta (couché : votre mot sanskrit préféré 😉), Baddha (lié), Kona (l’angle) et Asana (posture).
C’est une posture emblématique du yoga Iyengar®. Je vous la propose aujourd’hui car elle me semble parfaite pour terminer le mois sur une note restaurative.
La voici dans sa version « classique Iyengar® ». Pour en profiter pleinement, il est essentiel de savoir comment s’installer et surtout comment placer la ceinture. C’est un must. Une fois cette base acquise, il existe de nombreuses variantes de cette posture, c’est ce qui la rend si riche et intéressante.
Une posture en trompe-l’œil Il ne faut pas croire que Supta Baddha Konasana s’adresse uniquement à la zone du bassin. Selon les supports que l’on utilise, elle peut se transformer en une posture d’ouverture de poitrine majeure. 🫁✨
Quelques points clés pour votre pratique :
L’installation : Le confort est ici le support de la conscience.
La ceinture : Elle crée le lien et permet au bassin de se relâcher sans effort.
L’observation : Observez comment, dans l’immobilité, votre “zone de recherche” (physique ou mentale) réagit.
C’est une invitation à l’abandon, tout en restant pleinement acteur de son ressenti. 🌿
Le fil conducteur de votre pratique
Je vous inviterai à observer l’impact de Supta Baddha Konasana dans d’autres postures et vice versa. Car vous le savez, chaque posture comporte un enseignement qui profite à la posture suivante. 🔄
C’est ainsi que se construit votre axe de recherche : en tissant des liens entre les sensations et en restant attentif à ce que chaque asana murmure à la suivante.
⏰On se retrouve ce soir à 18H30 😊 ⬇️
Je vous invite à venir explorer Supta Baddha Konasana et ses différentes variations. C’est une posture excellente, notamment pour les femmes (mais pas que !) à toutes les étapes de leur vie. Elle constitue notamment une posture refuge pendant les lunes (les règles). 🌙
Vous pouvez aussi passer par le site internet :
Il est également possible de télécharger l’application Bsport :
N’oubliez pas de vous inscrire au stage du dimanche le 14 juin à Mouans Sartoux de 9H30 à 12H30
Le planning des cours est à jour jusqu’à fin juin! Il sera suceptible de quelques aménagements notamment au mois de mai. Planifiez vos cours sans limite 😊
Amicalement
Isabelle
P.S. 🌿 Stage d’été : Respirez la liberté ! Envie de pratiquer au cœur du Bois du Rouret ? Rejoignez-nous du 11 au 14 juillet (8h30-11h30) pour quatre matinées sans murs ni plafond. C’est l’occasion idéale de recharger vos batteries en pleine nature avant le cœur de l’été. 🌳💨
✨ Thème : La Liberté 💶 Participation : 50 € d’arrhes (90 € sur place)







