Prasarita Padottanasana

La posture couteau suisse des temps modernes

Mes chers amis yoginis et yogis,

Lorsque je faisais mes études de droit, j’avais lu que Prasarita Padotttanasana avait la vertu de défatiguer et de procurer une sorte de “reset cérébral”. Vu que je n’avais pas une mémoire phénoménale, et que, par contre il me fallait ingérer un contenu phénoménal de connaissances pour les partiels, je n’avais d’autres choix que d’étudier de longues heures. Comme vous le savez, notre temps de concentration est limité en durée. Cette durée varie selon les individus. On peut considérer toutefois que 45 minutes est une durée moyenne au cours de laquelle vous pouvez effectuer une activité de manière continue en restant raisonnablement concentré-e. Passé ce délai, il vous faut prendre des pauses, selon la loi d’Illich, ce célèbre penseur autrichien qui a édicté le principe de la contre productivité: passé un certain seuil de temps consacré à une activité, notre efficacité diminue et devient même négative. Il convient donc de savoir s’arrêter pour récupérer notre énergie.

Connaissez-vous votre durée de concentration moyenne?

A l’époque, ma technique consistait à mettre mon réveil à sonner toutes les heures: une heure d’étude non stop. Après quoi, je m’accordais 10 minutes de Prasarita Padottanasana. Et me voilà repartie pour une heure et ainsi de suite. Je vous promets que le “reset cérébral” fonctionne très bien. Je pouvais enchaîner les heures d’études en restant efficace.

Je vous l’accorde, au bureau, une posture aussi “étendue” (Prasarita signifie dilaté, étendu) n’est pas simple à caser (vive le télétravail! 😉). Personnellement, au bureau, j’avais ma petite technique avec une posture plus “ramassée”, bref, une posture qui prend moins de place: Uttanasana. Mais où? aux toilettes! Bref, je ne reculais devant rien pour me recharger en énergie. En avion, cela fonctionne très bien aussi. Sauf que l’espace toilettes est plus réduit! Et c’est là que vous êtes motivé pour améliorer votre pratique dans un esprit “gain de place”! 😁. S’effacer de l’espace, souvenez-vous, peut s’avérer utile. Voilà un petit secret pour vos futurs longs vols ou longs trajets en voiture.

Cela fait partie de ce que j’appelle le “mono yoga”

Il s’agit de la pratique d’une seule posture. Naturellement, toutes les postures ne sont pas adaptées au “mono yoga”. Et tout dépend également de votre maturité yogique. Un débutant aura certainement de la peine à s’installer sans gigoter ou avoir besoin de revenir rapidement. Sans égo également, sans chercher à tout prix à descendre la tête au plus près du sol. La posture est belle dans le lâcher prise. En mono yoga, on a vite fait de faire un hors sujet.

Ce qui est intéressant c’est le concept minimaliste et épuré de la pratique: une seule posture maintenue un certain temps, au minimum 5 minutes je dirais. C’est la durée qui en conditionne les effets bénéfiques.

En vérité, une même posture se décompose en plusieurs postures, selon le principe des poupées russes. Aussi, en entrant (et en sortant) dans la posture étape par étape, vous réalisez en réalité plusieurs postures. Pratiquer le mono yoga vous fait bien comprendre l’importance de chacune de ces étapes préparatoires.

Quels sont les effets de Prasarita Padottanasana?

Au vu de mon expérience exposée plus haut, je vous cite trois “bénéfices” majeurs:

  • l’augmentation du temps de concentration

  • le “reset cérébral” ou le nettoyage de la fatigue mentale

  • la neutralisation du yoyo émotionnel, l’apaisement des états anxieux

C’est une posture de fort ancrage:

  • par les pieds, puisque c’est une posture debout nécessitant une pression égale des pieds: bords extérieurs et intérieurs des pieds. Pada signifie pied. Dans cette posture, les jambes sont écartées et étirées intensément. Prasarita Padottanasana clôture généralement une séquence de postures debout pour calmer le cerveau. On peut donc légitimement considérer que c’est une posture debout. Mais pas que!

  • par les mains lorsqu’elles sont posées au sol dans la version classique que l’on apprend en premier. Les mains sont entre les pieds et pour beaucoup, poser la racine des poignets au sol est un défi. Cette préparation de la flexibilité des poignets constitue un des bénéfices dérivés de la posture, pour aborder ensuite des postures plus avancées.

  • par la tête qui n’est pas “écrasée” au sol mais simplement posée. Cette posture est une excellente préparation à Sirsasana, la posture sur la tête et également une alternative pour ceux et celles qui ne pratiquent pas Sirsasana. A ce titre, puisque le cerveau est en dessous du cœur, on pourrait considérer que Prasarita Padottanasana fait partie de la famille des postures inversées. Mais pas que!

De plus, toutes les personnes qui ont le bassin raide profiteront de cette posture

  • Prasarita Padotattasana mobilise le bassin, la descente se fait à partir des plis des aines

  • A l’instar des flexions avant qui s’en trouveront facilitées. D’ailleurs, on pourrait presque ranger Prasarita Padottanasana dans la famille des flexions avant, au même titre que Upavistha Konasana, par exemple.

  • L’écart des jambes est très inconfortable pour les “petits bassins” mais du coup, extrêmement bénéfique

Prasarita Padottanasana prépare au Pranayama

  • L’écart des jambes contribue à l’ouverture de la cavité abdominale. Dans la phase préparatoire dos concave, le diaphragme est étiré et très large. C’est une phase très active, laquelle, justement, contraste nettement avec la posture finale: changement d’ambiance!

  • Si on amène la tête entre les jambes, ou bien autant en arrière que possible, je pense que ce n’est pas directement le sommet du crâne qui est en contact avec le sol, mais plutôt la partie de la tête légèrement en arrière. Résultat? Un discret Jalandhara Bandha, le verrou de la gorge, qui induit cet état quasi méditatif, propice à la pratique du pranayama

  • Le cerveau posé procure cet effet de massage cérébral inédit qui participe à l’intériorisation et au retrait des sens, Pratyāhāra, la 5ème branche du yoga. D’ailleurs, ce terme signifie retraite, abstraction ou dissolution et c’est franchement l’effet ressenti lorsque l’on reste dans la posture. Les pensées ne peuvent plus se former. Il y a une dissolution de notre activité mentale. Sooooooo good!

Prasarita Padottanasana ne serait-elle pas la posture yogique “couteau suisse” de nos temps modernes? Adoptez-la! Je vous la recommande

Je vous attends pour votre “reset cérébral” à 18H30 😀. Pour recevoir le lien ZOOM (15 minutes avant la séance) ⬇️

S'inscrire maintenant

  • Choisissez la séance sur le planning et connectez-vous

  • Vous recevrez un mail au nom de Fitogram: vérifiez vos SPAMS

  • Installez-vous de telle sorte que je vous voie en entier, le tapis parallèle à l’écran

    Mot de passe : holiways06

Dans la joie de vous retrouver sur le tapis

Namasté

Isabelle

PS1: Toutes les séances sont disponibles en replay. Je vous envoie le lien si je ne vous vois pas en live.

PS2: Les cours en présentiel reprendront à partir du 9 juin . Le planning est mis à jour jusqu’à mi juillet pour les cours en présentiel. Les cours seront mixtes: présentiel (5 pratiquants maximum en juin, 8 en juillet) et en ligne.

PS3: Les inscriptions pour le stage du dimanche 30 mai de 9H30 à 12H30 à l’Atelier du Yoga à Mouans Sartoux dans le cadre de la formation continue sont ouvertes.

Je m'inscris

PS4: Et votre stage d’été? Une ambiance yoga et vacances, ça vous dit?

  • Stage 1 débutant et +: du dimanche 18 au jeudi 22 juillet sessions après midi (17H30-20H30): idéal pour reprendre en douceur ou préparer le stage 2. Ce stage est complet mais je peux créer une session du matin 8H30-11H30. Inscrivez-vous en liste d’attente ou faites-moi signe si le matin vous intéresse

  • Stage 2 intermédiaire et +du dimanche 25 juillet au jeudi 29 juillet sessions matin (8H30-11H30) ou après midi (17H30-20H30). Le matin est complet mais il reste 4 places l’après midi

Je réserve ma place